La pose verticale
Le carrelage mural impose ses propres contraintes : la tuile doit tenir pendant la prise, les rangs doivent rester d'aplomb sur toute la hauteur, et la moindre dérive de départ s'accumule jusqu'au plafond.
Le départ
Tout se décide au premier rang. Le carreleur établit une ligne de niveau de référence, souvent à l'aide d'un laser, et pose fréquemment sur une règle temporaire plutôt que sur le plancher, qui n'est presque jamais parfaitement de niveau. Le rang du bas est ajusté en dernier.
Les supports
Gypse régulier en zone sèche, panneau hydrofuge ou panneau de ciment en zone humide, membrane d'étanchéité en douche. Le support se choisit selon l'exposition à l'eau, et un mauvais choix ne se voit qu'après plusieurs années, quand le dégât est fait.
Le grand format au mur
Une grande dalle murale exige un encollage double, un support très plan et souvent un système de nivellement et des ventouses pour la manipulation. C'est un travail à deux personnes au-delà d'un certain format.
Les découpes autour des sorties
Robinetterie, prises, niches, boîtiers électriques : les percements se font à la scie-cloche diamantée ou à la meuleuse, et la qualité de ces coupes est ce qu'on remarque en premier dans une salle de bain terminée.
Les angles et les arêtes
Deux écoles se croisent : le profilé métallique ou de PVC, net et protecteur, et l'onglet, plus discret mais exigeant, qui demande une coupe à quarante-cinq degrés sur toute la longueur. Le choix se discute avant la pose, parce qu'il change la commande de matériel.
Le poids
Une grande dalle murale pèse lourd pendant la prise. Le support doit être capable de la porter, et la pose suit un ordre et un rythme qui laissent au mortier le temps de tenir. C'est l'une des raisons pour lesquelles un mur en grand format prend plus de temps qu'un plancher de surface équivalente.